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09/10/2014

Claude VIALLAT : La conquête de la "FORME"

 Qu'est-ce qui a bien pu motiver Claude VIALLAT pour l'entrainer dans son Odyssée  ?
Quel défi a-t-il relevé pour persister à reproduire son module depuis plus de 40 ans?
Quel sens donner à son aventure  ?
Qu'a-t-il voulu nous dire et nous démontrer  ?
Et avec quels concepts peut-on le décrypter  ?
LA RETROSPECTIVE
Certes, le peintre Claude VIALLAT méritait bien une rétrospective dans le Musée FABRE  
qui avait été l'axe de développement de sa vie artistique montpelliéraine et que M. Michel HILAIRE, Conservateur et Commissaire de l'Exposition a superbement réalisée.
Plus de 150 œuvres, peintures et objets divers ont été rassemblés dans les Musées Nationaux, le Centre Georges Pompidou, les Galeries FOURNIER  , TEMPLON et CEYSSON, son Atelier et la collection de sa femme Henriette.

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Pour l'ensemble des visuels, vues de l'exposition Viallat - une rétrospective , au musée Fabre, jusqu'au 2 novembre 2014.

CURRICULUM VITAE
Son Curriculum Vitae est fort riche et sinueux, s'ouvrant à des influences multiples. Evoquons quelques faits saillants  : 
Il est né en 1936, dans une famille bourgeoise protestante.
Il fréquente l'Ecole des Beaux Arts de Montpellier, puis celle de Paris.
La peinture américaine l'interpelle, avec Robert RAUSCHENBERG, Morris LOUISSam FRANCIS.
Il enseigne à l'Ecole des Beaux Arts de Nice, côtoyant les Nouveaux Réalistes et le Mouvement Fluxus. Avec DEZEUZE et BIOULES  notamment, il fonde le Mouvement ''Support-Surface'' (1970), se libérant des chassis, exposant en pleine nature, dans les Alpes Maritimes, pour aboutir à une Exposition collective au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (1971).
Aux Etats Unis, il découvre les peintures de POLLOCK, expose au Guggenheim, à New York.
Il devient ensuite, Professeur à l'Ecole des Beaux Arts de Marseille (1972)Directeur des Beaux Arts de Nîmes (1979), Professeur à l’Ecole des beaux Arts de Paris (1991).
Ses Expositions sont de plus en plus remarquées, entre autres  :
Au Musée d'Art et d'Industrie De St Etienne (1991),Au Centre Georges POMPIDOU (1982), A la Biennale de Venise (1988) où il représente la France, Au Mexique, enItalie (2004-2005). En Allemagne (2014).

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LA FORME
Ainsi que se plait à raconter le peintre, elle a été découverte par hasard, au cours d'une mauvaise manipulation, à partir d'une plaque d'uréthane destinée à lui servir d'éponge. 
Cette forme, lui apparut neutre, quelconque, mais unique et lui permit de s'identifier à un travailleur manuel, tel un maçon tapotant de la couleur sur un mur.
Il était ainsi, de plein pied avec les idées dominantes de la fin des années 60.
Quel sens donner à ces formes  ? 
Ex 1  : Un de ses premiers tableaux peut nous servir de ''pierre de Rosette''  : Sur une toile couleur sang-délavé par l'éosine, des espèces d'osselets, violacés sont prolongés par des empreintes de mains, les siennes. C'est la raison pour laquelle, on peut parler, avec les critiques,
 de ‘'Forme-VIALLAT''. On identifiera, ainsi, cette forme à VIALLAT et inversement, VIALLAT à cette forme. Les premières formes sont particulièrement intéressantes car on voit bouillonner les possibilités de significations pour l'artiste et d'interprétations pour le spectateur.  

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VIALLAT et la Nature  :
Passionné par la mer et les plages, VIALLAT s'intéresse à des bois flottés, des résidus de cordages. Il reconnaît en eux une valeur primitive, une activité archaïque de l'Homme en harmonie avec la Nature. Des fragments phalliques, burinés par les flots, des galets végétaux, aux structures féminines, reçoivent l'empreinte blanche ou noire de la ''forme VIALLAT''.
Des filets lui évoquent le dessin de ses modules dont le vide est souligné par des intersections de goudron.Ex 2: Une toile nue, blanchâtre est marquée par le feu , de ''formes'' brunes qui finissent par se perforer, faisant signe au ''manque''.
TOROS  :
Ex 3 Dans une salle consacrée à l'amour de VIALLAT pour les taureaux, on découvre sur un grand tableau deux séries de ''TOROS'' noirs, inscrits dans des cercles, et six rangées de modules, couleur anthracite qui se superposent, se confrontent, s'enserrent. Des giclures rouge-sang les relient. ''La forme VIALLAT'' affronte dans un combat vital ''la forme TORO''.
Ex 4  : Passe dans l'arène : Le Taureau est séparé de l'Homme par une cape rouge, interface où se joue le destin de l'homme et de l'animal. Il faut la rapprocher de l'exemple 1  : La toile rougeâtre évoque une représentation de la Sainte Face essuyée par Ste VERONIQUE. D'ailleurs, dans l'arène, le Toréador s'apprête à une célèbre passe que les espagnols appellent  : VERONICA.
Ex 5: Un petit tableau voisin illustre le triomphe de l'animal sur l'homme qu'il piétine. L'angoisse de l'artiste est bien là. 

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''La Forme'' et la ''Contre-Forme''.
L'interstice entre les formes est appelé par VIALLAT contre-forme.
Déjà, la notion de filet s'est imposée immédiatement comme une structure indispensable pour limiter la liberté conquérante de chaque forme cellulaire vivante qui essaie de s'échapper aux limites des tableaux (all-over). Elle entoure, encadre, nourrit celle-ci, comme un tissu interstitiel.
La forme et la contre-forme s'unissent, se joignent aux autres pour créer un systèmeun véritable tissu cellulaire. 
LES COULEURS  :
Elles étaient fluides au départ. Puis les transparences se sont affirmées,, des couleurs se sont précisées, franches et complémentaires. Elles sont même passées de l'autre côté de la toile.
EVOLUTION
Le désir de liberté augmente et se structure avec le temps.
L'encadrement des toiles avait disparu lors de la création du ''Mouvement SUPPORT-SURFACE''  Mais un encadrement intérieur au tableau s'est imposé, des symétries bien marquées sont apparues. Les formes ont adopté un aspect ''sérié'', bien régulier.
Des patch works sont apparus.
Des franges bordent parfois les toiles d'une manière plus ou moins déguisée, comme si une ''LOI'' se faisait entendre pour normaliser des écarts de jeunesse.
La liberté ''All-Over'' a poussé les toiles vers le gigantisme.
La sobriété, la modestie de présentation des premiers tableaux s'est détendue. La pauvreté initiale s'est décomplexée.
La déconstruction de la peinture s'est transformée en une restructuration qui n'a pas dit son dernier mot. La beauté a repris ses droits.
L'être s'est redéployé. Il peut revendiquer ce à quoi il aspire.

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CONCLUSION
L’oeuvre de VIALLAT  doit être analysée et intégrée dans et par l’Histoire de l’Art, la Philosophie et la Psychanalyse de l’Art.
La ‘’Philosophie de la Déconstruction’', chère aux penseurs du 20e siècle nous permet avec Jacques DERRIDA de situer Claude VIALLAT à sa véritable place.
Le Mouvement’’Support-Surface’’ qui en est un des prolongements, le fait pénétrer dans l’Histoire de l’Art, avec SAYTOUR, DEZEUZE, BIOULES, Bernard PAGES, notamment.
Le choix de ‘’la FORME’’, dictée '' comme par hasard'', ne peut être que celui de son Inconscient.
Là où le ‘ça’’ est, ‘’je’’ apparait nous dit FREUD. L’identification à la Forme-Viallat en est un signe. La répétition du module, jamais identique, apparait comme une métaphore de l’être et la persistance du Désir.
 

08/05/2014

Lucio FONTANA L'Enigme des FENTES

Le Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris nous dévoile le parcours artistique de Lucio FONTANA, sculpteur, céramiste et peintre qui a exploré la matière, la figuration et l'abstraction et dont les recherches ont abouti à une vision conceptuelle qui doit être comprise par l'Histoire de l'Art, par la Philosophie et la Psychanalyse de l'Art.

Deux cents œuvres illustrent son évolution. L'exposition, thématique donne à voir des sculptures primitives, des céramiques polychromes, et des œuvres conceptuelles.

Cet artiste, considéré comme majeur en Italie, a influencé les avant-gardes européennes puis américaines.

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Lucio FONTANA est né en Argentine, à Rosario, de père italien, sculpteur. Il le suit dès son jeune âge, en Italie où il passera la majorité de sa vie.

En 1917, il s'engage, volontaire dans l'armée jusqu'à la fin de la Grande Guerre.

Il est formé à l'Académie de Brera par le sculpteur Adolfo WILDT en 1928.

En 1930, il rejoint le groupe ''Abstraction-Création''.

Il se passionne également pour la céramique et collabore avec des architectes.

Il devient peintre en 1940 tout en poursuivant la sculpture.

Il admire l'art baroque et ''le Futurisme de Giacomo BALLA et Umberto BOCCIONI.

Il est séduit par ZADKINE et BRANCUSI.

Il passe la seconde guerre mondiale en Argentine.

De retour à Milan, en 1947, il prend la tête du ''Mouvement Spatialiste''.

En 1949, il commence ses ''Concetti Spaziali''.

En 1958, à la Biennale de Venise, apparaissent sur des toiles des fentes ou coupures, 'ce que les italiens appellent ''i Tagli''* qui constitueront l'aboutissement de sa pensée artistique et auxquels on l'identifiera.

 

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Les COUPURES : comment les comprendre et pourquoi exercent-t-elles une telle fascination ?

Parler de trous (Buchi) ou de fentes (Tagli) implique plusieurs points de vue et plusieurs modes  de penser :

de l'Histoire de l'Art à la Philosophie :

Lucio FONTANA apporte, grâce aux coupures une étape supplémentaire à l'histoire de l'art. Le XXe siècle a vu une soustraction constante des éléments du tableau aboutissant à une œuvre monochrome avant d'arriver à la toile blanche.

La narration moderniste, indexée sur ''l'Essentialisme'' de HEGEL est orientée vers la fin historique de la peinture et de l'Art. Le geste de L.F., en perçant des trous ou en lacérant un monochrome, accomplit un dépassement du seuil pictural et précipite l'avènement conceptualisé par HEGEL.

 

Mais, plus tard, la vision ''messianique'' de Bernard-Henri LEVY permet d'envisager les ''Concetti Spaziali'' dans la continuité de ''l'Homme Nouveau'', ayant foi au progrès et à la science, tout en incarnant l'homme volontaire tant admiré dans les pouvoirs forts et les dictatures de l'époque.

De la ''Réalité opérationnelle'' au ''Réel'' lacanien

---Les coupures sont objectivables et s'inscrivent dans la réalité d'une toile. Elles ont un pourtour, des bords, des lèvres, une béance.

Cette constatation évoque le mode opératoire par lequel cette effraction s'est faite (poinçon, cutter) et le geste déterminé qui l'a créée.

--- Ces trous, ces fentes permettent de passer de la 2è dimension où ils s'inscrivent sur la toile vers la 3è dimension qui est perçue par le créateur et l'observateur.Le dedans et le dehors communiquent.

Cette mise en jeu de l'espace fait intervenir le regard de l'observateur et l'objet observé.

Ce processus, celui de la ''Camera Oscura'', a été utilisé par les artistes de la Renaissance, puis banalisé dans le procédé  photographique.

 

---Mais, la subjectivité du créateur et du spectateur auquel il s'identifie est en jeu car l'objet qui mérite d'être observé n'est pas anodin.

DÜRER détaille sur sa toile, un nu féminin.

BOTTICELLI choisit avec Paris une des trois grâces.

COURBET identifie l'Origine du Monde

Le désir est bien là, lacérant la toile, faisant émerger le ''Fantasme'', métonymie de l'être.

On pourrait admettre, alors, comme le pense LACAN, que la COUPURE serait le ''Signifiant'' du Désir, place du ''Manque'', prémices de la ''Jouissance'', ouverture sur le Réel, innommable.

 

* i Tagli prononcer '' i ta li '' # Italie ...

 

 

20/03/2014

Bill VIOLA au Grand Palais : une Immersion dans l'Art

Le Grand Palais nous offre une immersion dans l'oeuvre impressionnante du grand vidéaste américain, Bill VIOLA. Il nous fait découvrir le fruit de 40 ans de recherches en une vingtaine de tableaux en mouvements et d'installations monumentales.

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Cette quête spirituelle, dans le clair obscur de son cheminement existentiel, aborde les thèmes métaphysiques de la vie et de la mort, ainsi que la transmutation de l'être aux confins du Réel.

Biographie

Né à New York en 1951, il poursuit des études d'arts plastiques à l'université de Syracuse de N.Y., auprès de Jack NELSON. Il est fasciné par la technique de la Video naissante et intéressé par la musique électronique qui ont en commun le signal vidéo et leur instantanéité. Il est séduit par le médium de projection pouvant correspondre à un écran, un voile, des plasmas liquides, du granit noir...

Il côtoie Nam June PACK et d'autres artistes influencés par le ''Performance Art''.

Il entame une véritable quête spirituelle qui va le mener en Orient et, en 1980, au Japon où il va rencontrer un maître Zen, Daien TANAKA.

Si, au début, la technologie domine son art, il exprime progressivement l'humain dans ses œuvres, son parcours émotionnel et spirituel.

En 1995, il représente les Etats Unis à la Biennale de Venise

En 2000 il expose à l'église de Saint Eustache à Paris.

En 2004 La National Gallery lui consacre une exposition personnelle.

En 2014, c'est la grande rétrospective actuelle, au Grand Palais.

Deux grands thèmes émergent de son œuvre, La Vie et la Mort, l'Espace et le Temps. Ils s'entre-mêlent dans une quête inconsciente d'absolu.

La Vie et la Mort

A l'age de 6 ans, Bill Viola a failli se noyer dans une piscine. Dans une interview il confie <J'avais découvert sous l'eau le monde le plus beau que j'ai jamais pu contempler, une lumière incroyable et une absence de gravité qui nous fait flotter>. Ainsi après cette expérience proche d'une mort imminente, Bill VIOLA développe le thème de l'immersion dans l'eau. Il réalise notamment :

''The Reflecting Pool'',Le Bassin Miroir, 1977-79.

''Tristan's Ascension'',2005,. Le corps de tristan monte à la surface puis s'élève. On évoque alors le tableau du GRECO, ''L'enterrement du Comte d'ORGAZ''.

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''The Dreamers'', 1913,Les rêveurs, où 7 personnages immergés, en apesanteur, semblent rêver.

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''The Passing'' est une réflexion sur des évènements simultanés comme la mort de sa mère dont il a filmé l'agonie et la naissance de son deuxième fils.

''Man Searching for Immortality'', 2013, ainsi que ''Woman searching for Eternity'' montrent un homme et une femme à la découverte de leur corps avant le passage dans l'au-delà.

''Going Forth By Day'' est l'installation monumentale qui clôt l'exposition Elle évoque le livre des anciens égyptiens contenant les prescriptions pour favoriser le passage dans le royaume des morts. L'entrée dans la salle se fait par un brasier.

''Le Déluge'', au fond, une catastrophe se déclenche. Un ange gardien, au sommet de l'édifice, Bill VIOLA, veille avec compassion.

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La Plongée dans les Eléments, le feu, le désert, les bois, l'environnement, fait suite à cette expérience fondatrice de Bill VIOLA, enfant, dans l'eau.

Le Feu :

''Fire Woman'' : Une femme, ombre chinoise devant un mur de flammes avance, rencontre une nappe d'eau insoupçonnée et plonge.

''Sleep of Reason'':Une femme dort sur l'écran d'une télévision . Des flammes dévorent par moment les murs de la pièce dans un vacarme assourdissant, tel un cauchemar. Apparaissent des chouettes, des visions aquatiques. On pense à GOYA'' le sommeil de la raison enfante des monstres''.

Le Désert :

''Chott el Djérid'', 1980. Dans le sud tunisien, un lac desséché, la chaleur manipule les images lointaines, tremblantes et incertaines, aux limites du réel, des mirages.

''Walking the Edge'', 2012. Marche à la frontière : A l'extrémité de l'écran, dans la chaleur du désert californien, un père et un fils convergent lentement, se rejoignent puis se séparent.

''Présence'' : Entre deux étages du Grand Palais une immersion dans un monde sonore, des voix, des chuchotements, des palpitations, des respirations. 

L'Espace et le Temps

Ils peuvent difficilement se détacher du thème précédent car l'immersion de Bill VIOLA s'y poursuit.

La Sculpture du Temps

C'est la grande trouvaille de l'artiste.Le temps est distordu, ralenti, suspendu, déplié, décomposé, en boucle, superposé.Il peut même être arrêté. C'est un point de convergence de la vidéo et de la méditation.

Bill VIOLA nous libère du temps qu'il symbolise dans la marche des hommes et des femmes dans le désert, il nous le montre dans les trois générations de femmes,''Three Women'', il le télescope entre la naissance de son fils et la mort de sa mère, il le suspend chez les rêveurs, il nous fait franchir le mur du temps dans le livre des morts égyptiens.

L'Espace est occupé par ce temps : c'est l'espace du désert parcouru , celui de l'homme immobilisé au-dessus de sa piscine, des dormeurs figés dans le liquide amniotique. L'espace s'exprime en cascade dans le ''Déluge''.

A la fin de l'exposition, le spectateur a évolué : loin de la vie trépidante, son imaginaire s'est redéployé en pénétrant dans le monde de Bill VIOLA, ses rêves et ses fantasmes.

Il a fait sien le ''Grand Récit'' de Michel SERRE, le métissage des cultures, la symbiose de la Technologie et de l'Art. Il a découvert les dualités de la ''Déconstruction'' de DERRIDA. et ses couples dynamiques, la Vie/ la Mort, le Rêve / la Réalité, l'Instant / l'Eternité, la Technique et la Spiritualité, l'Eau et le Feu, l'Espace et le Temps.

Il a réalisé que Bill VIOLA nous a parlé de Sa Vie, mais également de La Nôtre.