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20/03/2014

Bill VIOLA au Grand Palais : une Immersion dans l'Art

Le Grand Palais nous offre une immersion dans l'oeuvre impressionnante du grand vidéaste américain, Bill VIOLA. Il nous fait découvrir le fruit de 40 ans de recherches en une vingtaine de tableaux en mouvements et d'installations monumentales.

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Cette quête spirituelle, dans le clair obscur de son cheminement existentiel, aborde les thèmes métaphysiques de la vie et de la mort, ainsi que la transmutation de l'être aux confins du Réel.

Biographie

Né à New York en 1951, il poursuit des études d'arts plastiques à l'université de Syracuse de N.Y., auprès de Jack NELSON. Il est fasciné par la technique de la Video naissante et intéressé par la musique électronique qui ont en commun le signal vidéo et leur instantanéité. Il est séduit par le médium de projection pouvant correspondre à un écran, un voile, des plasmas liquides, du granit noir...

Il côtoie Nam June PACK et d'autres artistes influencés par le ''Performance Art''.

Il entame une véritable quête spirituelle qui va le mener en Orient et, en 1980, au Japon où il va rencontrer un maître Zen, Daien TANAKA.

Si, au début, la technologie domine son art, il exprime progressivement l'humain dans ses œuvres, son parcours émotionnel et spirituel.

En 1995, il représente les Etats Unis à la Biennale de Venise

En 2000 il expose à l'église de Saint Eustache à Paris.

En 2004 La National Gallery lui consacre une exposition personnelle.

En 2014, c'est la grande rétrospective actuelle, au Grand Palais.

Deux grands thèmes émergent de son œuvre, La Vie et la Mort, l'Espace et le Temps. Ils s'entre-mêlent dans une quête inconsciente d'absolu.

La Vie et la Mort

A l'age de 6 ans, Bill Viola a failli se noyer dans une piscine. Dans une interview il confie <J'avais découvert sous l'eau le monde le plus beau que j'ai jamais pu contempler, une lumière incroyable et une absence de gravité qui nous fait flotter>. Ainsi après cette expérience proche d'une mort imminente, Bill VIOLA développe le thème de l'immersion dans l'eau. Il réalise notamment :

''The Reflecting Pool'',Le Bassin Miroir, 1977-79.

''Tristan's Ascension'',2005,. Le corps de tristan monte à la surface puis s'élève. On évoque alors le tableau du GRECO, ''L'enterrement du Comte d'ORGAZ''.

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''The Dreamers'', 1913,Les rêveurs, où 7 personnages immergés, en apesanteur, semblent rêver.

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''The Passing'' est une réflexion sur des évènements simultanés comme la mort de sa mère dont il a filmé l'agonie et la naissance de son deuxième fils.

''Man Searching for Immortality'', 2013, ainsi que ''Woman searching for Eternity'' montrent un homme et une femme à la découverte de leur corps avant le passage dans l'au-delà.

''Going Forth By Day'' est l'installation monumentale qui clôt l'exposition Elle évoque le livre des anciens égyptiens contenant les prescriptions pour favoriser le passage dans le royaume des morts. L'entrée dans la salle se fait par un brasier.

''Le Déluge'', au fond, une catastrophe se déclenche. Un ange gardien, au sommet de l'édifice, Bill VIOLA, veille avec compassion.

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La Plongée dans les Eléments, le feu, le désert, les bois, l'environnement, fait suite à cette expérience fondatrice de Bill VIOLA, enfant, dans l'eau.

Le Feu :

''Fire Woman'' : Une femme, ombre chinoise devant un mur de flammes avance, rencontre une nappe d'eau insoupçonnée et plonge.

''Sleep of Reason'':Une femme dort sur l'écran d'une télévision . Des flammes dévorent par moment les murs de la pièce dans un vacarme assourdissant, tel un cauchemar. Apparaissent des chouettes, des visions aquatiques. On pense à GOYA'' le sommeil de la raison enfante des monstres''.

Le Désert :

''Chott el Djérid'', 1980. Dans le sud tunisien, un lac desséché, la chaleur manipule les images lointaines, tremblantes et incertaines, aux limites du réel, des mirages.

''Walking the Edge'', 2012. Marche à la frontière : A l'extrémité de l'écran, dans la chaleur du désert californien, un père et un fils convergent lentement, se rejoignent puis se séparent.

''Présence'' : Entre deux étages du Grand Palais une immersion dans un monde sonore, des voix, des chuchotements, des palpitations, des respirations. 

L'Espace et le Temps

Ils peuvent difficilement se détacher du thème précédent car l'immersion de Bill VIOLA s'y poursuit.

La Sculpture du Temps

C'est la grande trouvaille de l'artiste.Le temps est distordu, ralenti, suspendu, déplié, décomposé, en boucle, superposé.Il peut même être arrêté. C'est un point de convergence de la vidéo et de la méditation.

Bill VIOLA nous libère du temps qu'il symbolise dans la marche des hommes et des femmes dans le désert, il nous le montre dans les trois générations de femmes,''Three Women'', il le télescope entre la naissance de son fils et la mort de sa mère, il le suspend chez les rêveurs, il nous fait franchir le mur du temps dans le livre des morts égyptiens.

L'Espace est occupé par ce temps : c'est l'espace du désert parcouru , celui de l'homme immobilisé au-dessus de sa piscine, des dormeurs figés dans le liquide amniotique. L'espace s'exprime en cascade dans le ''Déluge''.

A la fin de l'exposition, le spectateur a évolué : loin de la vie trépidante, son imaginaire s'est redéployé en pénétrant dans le monde de Bill VIOLA, ses rêves et ses fantasmes.

Il a fait sien le ''Grand Récit'' de Michel SERRE, le métissage des cultures, la symbiose de la Technologie et de l'Art. Il a découvert les dualités de la ''Déconstruction'' de DERRIDA. et ses couples dynamiques, la Vie/ la Mort, le Rêve / la Réalité, l'Instant / l'Eternité, la Technique et la Spiritualité, l'Eau et le Feu, l'Espace et le Temps.

Il a réalisé que Bill VIOLA nous a parlé de Sa Vie, mais également de La Nôtre.

27/01/2014

SERGE POLIAKOFF : Le Rêve des Formes

Une rétrospective de 150 œuvres remet à l'honneur Serge POLIAKOFF au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.

Ce peintre majeur de l'abstraction, de l'Ecole de Paris, est consacré par les grands historiens de l'art.

Migrant russe, fuyant la Révolution d'Octobre, il arrive à Paris en 1918, débute sa vie artistique en tant que guitariste dans les cabarets russes, avant de se consacrer entièrement à la peinture et à l'approfondissement de l'abstraction. Il se lie d'amitié avec KANDINSKY , Sonia et Robert DELAUNAY, et le peintre sculpteur Otto FREUNDLICH.

En 1929 il s'inscrit à la Grande Chaumière.

En 1947, il côtoie à Gordes SCHNEIDER et VASARELY.

En 1962, il devient français. ; .il expose à la Biennale de Venise.

Il s'éteint à Paris en 1969.

Le parcours de l'exposition nous montre son évolution, ses tâtonnements, ses recherches, sur la ligne, la forme, le fond, la matière, la planéïté, la couleur, la lumière. Sa quête du Graal, dépasse la sensorialité pour aboutir à une véritable Spiritualité, celle insufflée par sa mère, méditant devant l'iconostase de Saint Basile à Moscou.

La Ligne, en 1949-50, est dissociée de la Forme

La Matière, dès 1949-50, s'affirme. Elle est faite de pigments purs, de couches superposées. On y perçoit l'influence égyptienne, celle des icônes russes, des primitifs italiens.

Des Formes, plus ou moins géométriques, s'autonomisent, s'interpénètrent ou s'éloignent les unes des autres.

La Construction, binaire tout d'abord, puis avec un noyau central, devient multiple, parfois rayonnante.

On détecte la présence de la Section d'Or (1950-52). La courbe de Fibonacci, qui est la courbe de Vie, est sous-jacente.

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© ADAGP, Paris 2013 

La Couleur, basée sur des tons purs, superposés en glacis, laisse deviner une vie sous-jacente, intérieure, lumineuse, évoquant des vitraux ou la transillumination de de La TOUR.

POLIAKOFF considère que la matière a au moins deux couleurs, l'une intérieure, l'autre extérieure.

Il introduit la ''Musicalité'' dans sa peinture, ainsi que KANDINSKY ou Paul KLEE. Il parle de ''Sonorité'' dans ses couleurs, de ''Rythmes'', (1953-56), de ''Variations'', et si on compare les tableaux d'une même salle, de ''Polyphonie''. Bien sûr, on pourrait parler aussi de correspondance entre les notes et les couleurs.

POLIAKOFF, en illustrant ''Le Parménide de PLATON'', (1964), explicite ses préoccupations picturales, reliant l'un au multiple, les formes sensibles et intelligibles, mobiles et immobiles,(1958-63), identiques et dissemblables, (.1954-55).

La Composition''All-over'', favorise la Contemplation (1958-63).

Les tableaux s'épurent encore, en 1964-67. Commencés dans le tumulte, ils peuvent atteindre leur équilibre dans le Silence et la Sérénité.

Pour POLIAKOFF, une œuvre doit s'écouter et non se voir...

La ''Simplification'' est là (1967-69). Une seule forme, binaire, presque unitaire, un fond lumineux, une pure présence, spirituelle,''iconique''. 

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 © ADAGP, Paris 2013 

POLIAKOFF a introduit des notions essentielles qui ont enrichi l'l'Art Abstrait :

Une conception phénoménologique de la perception chère à MERLEAU-PONTY,

Une vision cadastrale d'un paysage intérieur et extérieur,

Il a créé progressivement une simplification, une sobriété, une tension harmonieuse, une musicalité et une vie dans ses toiles.

Il semble avoir retrouvé sa vérité, celle de sa spiritualité qu'il n'a céssé de chercher toute sa vie.

10/01/2014

LA PHILOSOPHIE et L'ART : l'Aventure de la Vérité

La brillante exposition de Bernard Henri LEVY, à la Fondation MAEGHT de Saint Paul de Vance, s'est achevée.

Le ''Récit'' des influences réciproques de l'Art et de la Philosophie, scénarisé parB.H.L., a été voulu comme une épopée des ''Aventures de La Vérité''. Cette Vérité se veut au-delà de la Beauté, pour faire la synthèse de la pensée structurante et de l'esthétique représentative.

La Vérité , pour B.H.L., peut être diversement envisagée :

Elle est ''UNE'' pour PLATONet HEIDEGGER, pouvant aboutir aux fanatismes et aux despotismes.

Elle est '' MULTIPLE'' pour lesSophistes et NIETZSCHE, chacun ayant sa vérité.Elle semble avoir des aboutissements néfastes comme le cynisme ou le relativisme culturel.

Elle serait une étape ''DIALECTIQUE'' avec HEGELdérivant vers le totalitarisme.

Elle est incertaine, ''MESSIANIQUE pour B.H.L., mais se déroberait à l'horizon.

Ainsi, La Vérité serait ''une'', ''fluctuante'' à rechercher.

L'histoire de la pensée, discursive de la philosophie et représentative de la peinture, a été séquencée en sept chapitres ou plutôt en sept ''stations'' :

La fatalité des ombres dans laquelle la pensée minimise l'art.

La technique du ''coup d'état'' ; Les artistes rusent avec l'interdit.

La Voie Royale. Ceux-ci s'imposent.

Le Contre-Etre. Ils s'opposent à la philosophie.

Le tombeau de la philosophie, enterrée par l'art.

La Revanche de PLATON ou la négation de l'art.

L'alliance entre la philosophie et l'art.

1re STATION : ''La Fatalité des Ombres'' : PLATON, en parlant de la ''Mimesis'', relègue les arts dans une position subalterne par rapport à la pensée et à la philosophie. Les hommes et les artistes ne font que représenter des ombres s'agitant dans une caverne, face à une réalité qui leur échappe.

Cf ''La Caverne de Platon'' de Michiel COCXIE ou bien celle de Jean SAENREDAM 

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Cliquer sur chaque image pour l'agrandir...

2e STATION ''La technique du coup d'état'' :La dévalorisation du statut de l'Image et son interdit religieux dans le monde sémitique,judaïque puis islamique, partagé alors, en partie par le monde chrétien des origines, est surmonté, nous dit B.H.L. par le coup d'état des peintres chrétiens. En effet, ils auraient accrédité l'existence de Sainte Véronique qui aurait essuyé le visage du Christ, lors de la 6e station de son chemin de croix. La présence, imprimée sur son voile, du visage de Jésus divinisé, a fini par s'imposer, par identification, et lever l'interdit latent de la représentation de la figure humaine.

Cf ''Sainte Véronique'' attribuée à Simon VOUET.

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3e STATION : ''La Voie Royale''de l'art.Les peintres prennent leur autonomie par rapport à la philosophie. Ils s'emparent de la représentation du monde physique et conceptuel. En voici quelques exemples :

Adolphe GOTTLIEB décline, dans ''Eyes of Oedipus'', le regard complexe, oedipien.

Francis PICABIA montre des ''seins'' qui regardent, illustrant dans cette inversion ce qu'on pourrait appeler ''la pulsion scopique''.

James ENSOR fait surgir dans le tableau ''Masks'', une vérité paradoxale sur des masques grimaçants, hésitant entre Eros et Thanatos.

Juan GRIS, dans ''Le joueur de guitare'', décompose l' objet et le sujet, tout en unifiant la pluralité du monde.

''La Cène'', ultime repas du Christ, est essentialisée, intégrée, humanisée par Philippe de CHAMPAIGNE, Daniel SPOERRI, Antony GOICOELA. 

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La même démarche est observable dans la ''Crucifixion d'Agnolo di COSIMO, de Maurizio CATTELAN, ainsi que dans ''Crisis X'' de Jean-Michel BASQUIAT.

4e STATION : Les artistes, face à la création ontologique des philosophes avancent un ''Contre-Etre''. Quelques toiles vont illustrer ce concept :

...''Les philosophes Grecs'' de Giorgio de CHIRICO. Deux philosophes statufiés semblent dialoguer. Leur visage est indéfinissable, leur parole énigmatique. Ils siègent pour l'éternité. S'agit-il de Platon face aux Présocratiques ?

''Stalinietzsche'' de Jonathan MEESE : condensation caricaturale de deux êtres complexes, STALINE et NIETZSCHE, antinomiques, voire monstrueux, ayant dominé leur siècle, l'un par l'histoire, l'autre par la pensée.

''Concetto Spaziale ou la fin de Dieu : Un œuf, fissuré, troué. De cet œuf, un nouveau monde veut naître. Une volonté créatrice va se libérer et s'étendre. Lucio FONTANA conçoit, agit et donne à voir.

''Alkatest'' d'Anselm KIEFER : Une montagne dense, plissée, composite, émerge sous les forces telluriques à l'oeuvre.Triomphe de la peinture sur la philosophie. KIEFER, au-delà du tableau, recherche, dans son expressionnisme violent et son alchimie, le dissolvant universel, mythique, propre à faire réapparaître le magma primordial.

5e STATION : Le Tombeau de la philosophie. Les artistes veulent aller au delà de la philosophie.

Trois exemples vont illustrer cette prétention :

''Les Vacances de HEGEL''. Un verre rempli au 3/4 d'eau, sur un parapluie ouvert.Il semble y avoir une contradiction entre un verre qui contient de l'eau et un parapluie qui est fait pour repousser une averse. Cette opposition ne peut se résoudre par une synthèse. La dialectique hegelienne est dépassée d'où le titre du tableau. Hegel peut se considérer en vacances.

''Untitled'', de Mark ROTHKO / Ce tableau abstrait semble être la figuration d'un temple hébraïque, avec ses différents espaces spirituels aboutissant au Saint des Saints. ROTHKO et B.H.L. Ont en effet une vision messianique, téléologique du monde.

'' Le Grand Renfermement'' de Pierre KLOSSOWSKI.: Dans une embarcation, évoquant la ''Nef des Fous'', on trouve FOUCAULT, NIETZSCHE , BATAILLE, GIDE, FREUD, et KLOSSOWSKI . Or, on sait que KLOSSOWSKI a délaissé la philosophie pour s'orienter vers la peinture. Ainsi, les philosophes ne devraient-ils pas chercher leur libération du côté de l'art ?

6e STATION : La dévalorisation de l'image ou la Revanche de PLATON s'est produite au cours du 20e siècle . Cela est perceptible sous l'influence de Marcel DUCHAMP, l'apparition des ''Informels'', la proclamation d'intentions picturales :

Le Mouvement DADA a réveillé l'interdit et le mépris de l'oeuvre. Plusieurs représentations de DUCHAMP l'affirment.

L'Image se dissout avec les abstraits comme dans l' ''Achrome'' de Piero MANZONI.

L'Inconscient, le non-être, le non-sens sont là.

Le ''Manifeste Futuriste'' de MARINETTI fait fonction d'Esthétique.

7e STATION : ''La Grande Alliance'' :C'est l'heure de la réconciliation entre l' Art et la Philosophie. Plusieurs tableaux tendent à l'accréditer :

''L' Adam et Eve de CRANACH'' associe l' Esthétique , la beauté du couple mythique et le devenir Ethique et philosophique du monde judeo- chrétien.

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''Le Portrait en trompe-l'oeil de SOCRATE'' par Jacob de WIT, donne à voir la majesté du profil, la profondeur du regard du philosophe à la recherche du savoir et de la sagesse. La beauté de la représentation et la plénitude de la pensée sont liés.

''Portait de Jacques DERRIDA : On assiste à la synthèse unifiante d'une déconstruction commencée par PICASSO. La pensée multiple, inscrite sur son visage ''déconstruit/reconstruit se condense sur sa plume qu'il tient comme un laser.

''Le Prophète'' de Jean-Michel BASQUIAT semble concentrer tout un pan de l'Aventure de l'exposition : regard horrifié et aveugle d'un être en décomposition, lucide et sans espoir, sur fond de chaos ; La laideur à l'état pur ; La Vérité en ''Face''...

 La vision personnelle, subjective de Bernard Henri LEVY aura, pour utiliser ses mots, ''le mérite de faire éclore la parole et de pluraliser le discours, afin de sortir de la fétichisation de l'objet''.