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30/12/2010

LES SOUHAITS DE L'ART

Chers Internautes, Chers Amis,

Nous sommes nombreux à partager les plaisirs de l'ART et de la CULTURE.

Cet art transcende les différences des individus et des sociétés en prenant ses racines dans les profondeurs de l'être et des traditions.

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En tant qu'amateurs, nous participons activement à l'acte créateur de l'artiste en le magnifiant dans nos émotions esthétiques et par des interprétations libératoires, tout en communiant avec le reste de l'humanité.

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Que la plénitude du SENS et de la BEAUTE favorise une démarche ETHIQUE vers plus d''HARMONIE et de PAIX.

Souhaitons, par delà les épreuves, la réalisation des DESIRS qui nous font vivre, ainsi qu'une

BONNE ET HEUREUSE ANNEE

remplie de

JOIE, d'AMOUR et de SERENITE

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09/12/2010

LA FIAC sous le regard de DERRIDA

Parcourir la FIAC en ses trois lieux d'exposition, LE JARDIN DES TUILERIES, LE CARRE DU LOUBRE et LE GRAND PALAIS, a de quoi provoquer le vertige par la quantité et surtout la diversité des oeuvres sélectionnées par des Galeries prestigieuses à vocation internationale.

Les repères que constituent les différents courants de la peinture ont craqué dans le bouillonnement de la contemporanéïté.

La philosophie déconstructive, prolongeant les analyses de l''inconscient, ont mis à découvert un ''Réel polysémique''

Les ''Icônes'' identitaires, ne sont plus aussi présentes dans les avant-gardes.

Les menaces qui pèsent sur nos sociétés se font sentir dans les ''déplacements'' des oeuvres.

Quelques artistes recherchent chez les ''Anciens'' une ''Post-Modernité'' esthétisante.

Deux réalisations de Mounir Fatmi, Galerie HUSSENOT, vont nous aider à relier l'extérieur, c'est à dire les Tuileries à l'intérieur du carré du Louvre : L'oeuvre,''Hommage à Derrida'', ''J'aime DSCN4505.JPGl'Amérique'', est constituée de barres d'obstacles, peintes aux couleurs du drapeau américain. Elles semblent débouler en cascade aux pieds du Louvre. Les couples''bipolaires'' de la ''Construction/Déconstruction de Derrida opposent les éléments matériels et phénoménologiques aux éléments conceptuels et sociaux. Marie Deparis-Yafil a déjà écrit à leur sujet : <La matière et l'effondrement, le chaos et la faille, le triomphe et l'échec, se manifestent comme les différentes faces d'un même objet. >

A l'intérieur, ''La scie circulaire '' (catalogue : page 207) de Mounir Fatmi est impressionnante : 150 cm de diamètre, des dents acérés, elle étincelle sous la lumière. DSCN4513.JPGDes éléments calligraphiques tracés au laser,préconisent la connaissance. Elle met en valeur les oppositions Beauté/Violence, Connaissance/Violence. Les préoccupations de nos sociétés sont dans le champs.

PRESENCE/ABSENCE

Cest la première composante d'analyse déconstructive. Elle englobe notamment la problématique de la TRACE, des VANITES, des MASQUES, des ENFERMEMENTS, des DESTRUCTIONS, qui jalonnent cette exposition.

D'autres couples bipolaires viennent interférer et ciseler cette approche nouvelle. Notons : La Réalité et l'Apparence, Le Phénomène et l'Essence, Le Masculin et le Féminin, Le Sens et le Non-Sens, L'Identité et sa Représentation...

Les TRACES : Le Mur de Portraits photographiques de Bolthansky baigne dans la pénombre. Il contient autant de représentants disparus, une évocation silencieuse et culpabilisante.

Mike Kelly évoque à travers une exposition verticale de verroterie, la vision cadastrale d'une ville détruite, comme vitrifiée... Passé/Présent/Avenir sont reliés...angoissant.

Quatre femmes apparaissent, fantomatiques,comme derrière des plaques radiographiques, nues, centrées par leur squelette. Leur visage est là, pourvu d'un masque. Leur trace est le simulacre d'une présence. Sont-elles encore habitées par une conscience ?

Une sculpture d'aspect torturé, que l'on devine avoir été une femme, git à terre, sur la nuque et le dos, semi recroquevillée, jambes en l'air, bras tordus. Son aspect pétrifié ainsi que des marques ferrugineuses nous font penser à un ensevelissement séculaire, après une catastrophe tellurique, telle celle de Pompéï. Le présent est inséparable du passé. Le Sujet, irreprésentable, est réduit à un Objet archéologique. L'Identification est douloureuse, mortifère. Une compassion silencieuse s'instaure...

LES VANITES : De nombreux crânes ont étés inspirés par des artistes contemporains.

La figuration hyperréaliste d'un crâne, sur fond blanc, pose le problème de l'objet réel et de sa représentation.

Une gigantesque structure crânienne de plusieurs mètres d'envergure, hérissée de crochets métalliques surdimentionnés, suspendue à la voute du Grand Palais, met en opposition le Réel et l'Imaginaire, la contemplation intérieure et extérieure.

Grâce à Mathieu BRIAND, Galerie OF MARSEILLE, les vanités se sont enrichies d'un crâne de taille normale,dolichocéphale, dont la trame est faite de résine blanche,réticulaire. Celle-ci figure la masse osseuse, les canaux et canalicules vasculaires, ainsi que l'enchevêtrement nerveux du tronc cérébral qui sort par le trou occipital.

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Les allusions aux différentes structures du vivant sont ici doublées par la présence, à l'intérieur, d'un être pendu à la partie la plus haute de la voute crânienne. Nous sommes devant une polarisation encore plus complexe : Réel/Représentation, Vie/Mort, Etre/Non-Etre.

 

Le Travestissement par les MASQUES, les problèmes d'IDENTITE, et d'ENFERMEMENT mettant en jeu :

  • Le personnage d'Obama et le découplage Sujet/Représentation,
  • La torture et sa triste évocation,
  • La problématique du féminin et du masculin, chez les femmes voilées, avec leur désir de Liberté (page 273).

Un artiste, Louis CANE, Galerie CEYSSON, nous a donné un bel exemple d'autoportrait en Louis CANE-red.jpegtamponnant une toile de son nom : Louis CANE, d'une manière répétitive. Il a permis, après MAGRITTE, qui a découplé un objet de sa représentation, d'affirmer qu'un écrit peut être l'équivalent d'une représentation.

RECONSTRUCTION

L'analyse déconstructive de DERRIDA aboutissant à l'exacerbation douloureuse du multiple se retourne réversible vers une reconstruction unitaire et un apaisement des contraires.

L'oeuvre d'Etienne CHAMBAUD : ''On Hospitality'' (page 242) montre des fils tendus verticaux qui se subdivisent. ''L'Un'' au sommet parvient au ''Multiple''. Les objets reliés à ces fils sont inconnus, cachés sous un socle. Nous sommes encore dans la problématique de la Présence / Absence du particulier au paradigmatique, symbolique des relations structurales.

Iliya CHICHKAN nous offre un visage divin souriant "Nolan", évoquant à la fois ''Dieu le Père et la Mère Divine''. Cette synthèse des genres est également proposée par Barry X BALL dans ''Hermaphrodite endormi'' (page 357).

L'harmonisation Homme / Nature est offerte dans un vaste tableau photographique par la présence d'une chinoise aux longs cheveux noirs, toute de blanc vêtue, contemplant un lac sans rides, traversé par un pont longiligne bordé d'une végétation apaisante se prolongeant dans la brume vers des monts que l'on pressent sacrés.

La recherche de la beauté et de l'harmonie est mise en lumière dans :

  • la présentation en négatif d'un cristal géant d'acier fait par Timo NASSERI (page 246),

  • des compositions végétales,

  • un paon dans la lumière,

  • la fierté d'un rapace altierqui nous contemple sur son perchoir,

  • un splendide tapis aux symétries parfaites et aux couleurs complémentaires,

  • les splendeurs d'un palais,

  • le rayonnement ondoyant des lois de la nature (page 338).

La déconstruction / reconstruction de DERRIDA nous a finalement servi de fil conducteur dans les décryptages fiévreux de notre société par des polarités doubles telles : Présence / Absence, Objet / Sujet, Phénomène / Essence, avant de s'apaiser dans l'Unité / Multiple, l'Homme / Nature, l'Esthétique / Ethique.

22/09/2010

Agnès RISPAL, Sculpteur

Agnès RISPAL

LA RENCONTRE:

Agnès RISPAL Les 2 mains034.jpgCet été, sur le remblai fleuri de La Baule, point focal du Casino et de l'Hôtel Royal, face à l'Ocean, j'ai eu le plaisir de voir surgir une grande sculpture de bronze, de 2,80 m de haut, Le Couple SIRENUS, oeuvre d'Agnès RISPAL. DSCN3418.JPG Les deux éléments, masculin et féminin, issus d'un monde imaginaire et fabuleux se font face, sereinement, amoureusement, en adoration réciproque. De larges écailles protègent par endroit leur épaule ou leur bras. Leur tête, leur long cou, leurs avant-bras et la moitié inférieure de leur corps sont recouverts d'une cordelette marine jusqu'à leur large queue ondoyante, vêture élégante d'un monde aquatique.

Qui est Agnès RISPAL ?

Elle vit et travaille à Paris. La Sculpture est pour elle, un aboutissement. Par sa formation et sa pratique personnelle, elle est issue du monde de la Mode et du Stylisme.

De nature ouverte, souriante et généreuse, elle est en empathie avec les modèles qu'elle a façonnés. Ils sont connus voire célèbres: le Pr Christian Cabrol, Jean-Pierre Foucault, Stéphane Bern et Alphonse Allais qui a déjà sa place au Musée, à Montmartre et à Honfleur.

Christian CABROL

Ce buste est riche de la compréhension de l'artiste :

Sur des mains croisées, en ogive, au repos maitrisé, s'appuie un menton volontaire. Le visage exprime la sérénité. Sur les plis de son front se lit la concentration ,dans son regard scrutateur, la profondeur du visionnaire, dans son sourire, la bienveillance. La compassion de l'homme de science œuvrant pour l'humanité est inscrite dans ce bronze.

Le FONDEUR

est un homme capital pour un sculpteur, car la réalisation technique est en jeu. La sculpture dépasse l'image de l'homme. La structure est ternaire, plurisémique, comme beaucoup des réalisations d'A.R.

Une boule sphérique repose par l'intermédiaire d'une matière '' informe '' sur un socle horizontal,

anamorphose aplatie d'une pyramide inversée.

Un bras y est accolé, vertical, évidé, fendu en spirale. Sa position est celle du penseur de Rodin.

Un masque humain, au regard méditatif et douloureux apparaît frisé et barbu, déchiqueté, troué au front, à la joue, au menton. Il est surmonté d' une couronne. Ruisselle-t-il de sueur, de larmes ou de sang? S'agit-il d'un pâtre grec, d'un prophète, du Christ ou d'un roi? Une signification symbolique affleure.

La matière et la boule seraient-elle l'évocation du monde ?

La main et le bras, celui de l'action et de la création?

Le masque, celui du Créateur communiant avec l'humanité souffrante?

Une conceptrice d' Avant-Garde

Il est étonnant de voir dans les œuvres d' Agnès Rispal la réalisation intuitive des dernières théories de la Création de l'Univers, celle des '' Cordes et des Branes ''.

Les Cordes sont présentes dans

La chevelure aérienne de Thea

Agnès RISPAL Les 2 mains035.jpg

La crinière du cheval de bronze,

Les cordelettes du couple Sirenus

Elles ornent et structures les figures de mode qu'elle a déjà réalisées dans '' Elle '' , Boite de nuit ''

Les Membranes apparaissent d'une manière exemplaire:

Les différents visages sont des masques membranaires dont la peau est au premier plan.

Les bras, les pieds, sont évidés, laissant apparaître l'essence de la représentation, les zones cutanées.

Dans '' l' Or de la Pensée '', l'ablation de la '' membrane occipitale'', laisse entrevoir la matière précieuse de l'encéphale.

De même, la disparition de la paroi superficielle ventrale de la femme en gestation, Agnès RISPAL l'or à venir036.jpgmet en lumière le fruit en devenir.

Le rôle des membranes de '' Biopik '' aimantées à même la peau des Rispaliens est également révélateur.

CONCLUSION

Par la richesse des connotations multiples, par l'utilisation de symboles et de métonymies, l'œuvre d'Agnès Rispal échappe à une simple représentation psychologisante. Chez elle, tout est lié et fait sens: la matière,la pensée, l'action, la création, l'homme, le divin, l'espace et le temps.

EXPOSITIONS

Elles se succèdent depuis de nombreuses années dans des galeries et des salons.

Citons celles de

1996 et 2002 au Royal Thalasso de La Baule.

1998 Palais des Congrès à Grace

Noga Hilton à Cannes

2005 Carroussel du Louvre à Paris

2008 Salon des Indépendants à Paris

Elle reçoit en2001 le Trophée des Voiles d'Or...

 

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